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L'homme derrière l'intelligence artificielle pourrait être plus dangereux qu'elle-même - revolution4.org

L’homme derrière l’intelligence artificielle pourrait être plus dangereux qu’elle-même

L'homme derrière l'intelligence artificielle pourrait être plus dangereux qu'elle-même

La peur de l’intelligence artificielle n’est pas chose nouvelle et alimente de plus en plus de discussions. De nombreux chercheurs et penseurs ont récemment publié une lettre ouverte dans laquelle ils s’inquiètent des robots tueurs et des armes munies d’intelligence artificielle. La semaine dernière, la présentation d’une intelligence artificielle pouvant reconnaître l’orientation sexuelle de tout un chacun n’a fait que raviver le débat sur la dangerosité de ces outils. Néanmoins, ne devrions-nous pas nous demander si l’homme derrière l’intelligence artificielle pourrait être plus dangereux qu’elle-même

Reconnaître les orientations sexuelles sur photos

L’étude réalisée par des chercheurs de l’université de Stanford (ici) permettrait d’identifier l’orientation sexuelle d’hommes et de femmes par une intelligence artificielle avec un degré d’exactitude de 91%. Cette annonce a bien entendu fait grand bruit la semaine dernière et suscite de nombreux questionnements.

Pour arriver à ce résultat les chercheurs ont créé une base de données comprenant 35’000 photos récoltés sur un site de rencontre. Ces images étaient complétées par les préférences sexuelles des personnes inscrites sur ce site. Ces informations ont ensuite été analysées par l’intelligence artificielle développée par les chercheurs de Stanford, tentant  de déceler sur les visages des personnes servant de référence des caractéristiques propres aux hétérosexuels et aux homosexuels.

En présentant des photos de deux personnes, l’une homosexuelle, l’autre hétérosexuelle, l’intelligence a donné la bonne orientation sexuelle à 91% pour les hommes et 83% pour les femmes. Des résultats bien supérieurs à ceux obtenus par de vraies personnes. Nous ne serions capables, selon les chercheurs, à reconnaître ou deviner l’orientation de 61 % des hommes et 54 % des femmes.

Ethique et technique

Cette étude soulève plusieurs questions éthiques et techniques. En effet, si cette technologie s’avèrerait pertinente, elle pourrait être utilisée pour détecter l’orientation sexuelle de personnes sans leur consentement. Les chercheurs en sont parfaitement conscients et voient un risque énorme pour les communautés homosexuelles et transgenres. En effet, de nombreux pays criminalisent encore l’homosexualité, voire même condamnent encore des personnes à mort pour cette raison. Un tel outil pourrait ainsi servir d’arme pour des personnes, des organisations ou des états luttant contre ces différentes communautés.

En plus de l’aspect éthique, des questions d’ordre techniques se soulèvent à la lecture de cette étude. Google a par exemple eu besoin de soumettre 200 millions de photos à son intelligence artificielle FaceNet pour lui permettre d’apprendre à reconnaître des visages dans 99.63% des cas. L’intelligence artificielle de Stanford n’a été alimentée que par 35’000 images pour tenter de trouver des similitudes entre les différentes orientations sexuelles. Il semble dès lors légitime de se demander si l’échantillon fourni ne serait pas trop petit pour obtenir un résultat probant.

Les hommes derrière la machine

Il est indéniable que l’intelligence artificielle avance à grande vitesse et touchera de plus en plus de domaines différents de notre quotidien. Nous savons que les intelligences artificielles nécessitent de recevoir de données pour apprendre. Plus ces dernières sont nombreuses, plus les résultats obtenus seront précis. Néanmoins, devons-nous penser qu’elles sont infaillibles et neutres?

Certainement pas, il existera toujours une marge d’erreur, peu importe le volume de données reçues. Même si l’intelligence artificielle peut apprendre de manière automatique, il y aura toujours un ou des hommes derrière chaque machine. Ces personnes doivent indiquer à l’intelligence artificielle ce qu’elle doit faire et comment apprendre à le faire. Il peut dès lors subsister des dérives possibles sur l’objectif à atteindre, mais également sur les résultats que l’on obtient.

Il n’est pas nécessaire de devenir paranoïaque lorsque l’on parle d’intelligence artificielle, mais il semble toutefois bon de garder un certain regard critique et se demander pourquoi et comment a t’elle été créée.

Nous ne jugerons pas l’étude de Stanford sur le fond, mais plutôt sur sa forme. Pouvons-nous scientifiquement prouver qu’il est possible de déterminer nos orientations sexuelles à partir des traits de notre visage? La question, même si quelque peu douteuse, peut certainement rester ouverte. Néanmoins, il faudrait une base de donnée beaucoup plus conséquente afin d’obtenir des résultats moins critiquables.

L’intelligence artificielle nous donne la possibilité de dépasser de nombreuses limites et d’être une précieuse aide pour l’homme. Il faut néanmoins lui donner les bonnes informations, les bonnes données et les bonnes orientations. Nous devons également garder à l’esprit que comme nous, elle peut être faillible.

Charles-Emmanuel Deppierraz

Quelle est et quelle sera notre place à travers la révolution que nous vivons et que surtout nous nous apprêtons à vivre dans les années à venir? Convaincu comme de nombreux experts que la 4ème révolution industrielle provoquera de nombreux changements économiques et sociaux, Charles-Emmanuel Deppierraz à décidé de créer Revolution4, le premier média dédié à ce sujet. Revolution4 a pour objectif d'informer et sensibiliser les personnes qui se sentent concernées par leur avenir. Persuadé que la formation, le développement personnel et un regard objectif, mais également critique alimenté par une information et une observation régulière des mutations à venir, sont certaines des clés qui pourraient permettre de construire notre avenir et aborder ce dernier dans les meilleures conditions possibles.

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